Boîte à outils
Des repères scientifiques et opérationnels pour renforcer la solidité de votre action.
Méthodologie de conception et de mise en œuvre

S’appuyer sur des interventions reconnues
Avant de concevoir une action, il est utile d’identifier les recommandations nationales et internationales, ainsi que les programmes ayant démontré leur pertinence dans le champ de la promotion de l’activité physique.
Plusieurs positions de consensus et statistiques sont disponibles :
- Organisation Mondiale de la Santé
- Santé Publique France
- Agence Nationale de Sécurité Sanitaire
- Observatoire National de l’Activité Physique et de la Sédentarité (Chiffres clés)
- Baromètre activité physique
- Baromètre sédentarité
Plusieurs initiatives constituent des références :
- Le programme ICAPS
- Les actions répertoriées dans le cadre du programme national nutrition santé
- Les actions répertoriées dans le cadre de la Grande cause nationale 2024
Ces expériences rappellent l’importance :
- D’agir sur plusieurs niveaux
- D’inscrire l’intervention dans la durée
- D’intégrer une évaluation dès la conception
Synthèse des apports clés d’ICAPS
Principales orientations portées par Santé Publique France
Exemple 1 d’actions valorisées dans la Grande Cause Nationale 2024
Exemple 2 d’actions valorisées dans la Grande Cause Nationale 2024
Exemple 3 d’actions valorisées dans la Grande Cause Nationale 2024

Comprendre les modèles qui structurent l’intervention
Les actions les plus efficaces reposent sur une compréhension fine des environnements dans lesquels évoluent les jeunes.
Approche par milieux de vie
Le programme « Tu bouges t’es bien » s’inscrit dans une logique d’analyse par milieux de vie.Les comportements d’activité physique sont influencés par les contextes scolaires, sociaux, familiaux et territoriaux.
Agir dans ces différents environnements permet de renforcer l’impact des interventions.
Modèle socio-écologique
Le modèle socio-écologique met en évidence l’interaction entre plusieurs niveaux :
- Individuel
- Interpersonnel
- Organisationnel
- Environnemental
- Sociétal
L’identification des freins et des leviers à chacun de ces niveaux constitue un point d’appui pour construire une action cohérente.

Planifier pour sécuriser la mise en œuvre
Une intervention structurée nécessite une planification explicite.
L’utilisation d’un outil de planification, tel qu’un diagramme de Gantt, permet de :
- Définir les étapes du projet
- Positionner les actions dans le temps
- Identifier les responsabilités
- Anticiper les points de coordination
La planification contribue à la lisibilité du projet et facilite son pilotage.
Modèle type de planification

Identifier un accompagnement adapté
Selon l’ampleur du projet, un appui externe peut renforcer la qualité de la démarche.
L’accompagnement peut porter sur :
- La structuration méthodologique
- L’appui scientifique
- La coordination institutionnelle

Rechercher des financements
La mobilisation de financements peut contribuer à la pérennité du projet.
Plusieurs types de ressources peuvent être envisagées, parmi lesquelles celles de la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du programme Tu bouges t’es bien, celles de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine ou encore celles de la Délégation Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et au Sport Nouvelle-Aquitaine.
De façon générale, la formalisation du projet facilite l’accès à ces dispositifs.

Accéder aux ressources de référence
Plusieurs documents institutionnels permettent d’appuyer et de documenter votre démarche :
- Rapports ANSES
- Publications Santé Publique France
- Avis du Haut Conseil de la Santé Publique
- Documents « Tu bouges t’es bien »
Ces ressources constituent des appuis scientifiques pour argumenter, structurer et valoriser votre projet.
Évaluer pour piloter et rendre compte
L’évaluation constitue un levier essentiel de pilotage. Elle permet d’objectiver les effets d’une intervention, d’ajuster les actions si nécessaire et de rendre compte aux partenaires et financeurs. Elle renforce également la crédibilité du projet et facilite sa pérennisation.
L’évaluation peut porter sur plusieurs dimensions complémentaires.
Élaborer un rapport chiffré

Une évaluation structurée doit permettre de produire un document synthétique présentant les principaux indicateurs du projet.
Cela peut inclure :
- Nombre de participants ou de bénéficiaires engagés
- Taux de participation et d’assiduité
- Indicateurs en lien avec les objectifs fixés
- Évolution observée entre le début et la fin de l’intervention
- Ce rapport constitue un support de valorisation et d’aide à la décision
Mettre à disposition des outils standardisés
L’utilisation d’outils standardisés facilite la comparabilité et la fiabilité des données recueillies. Des questionnaires peuvent être proposés en téléchargement afin d’accompagner les structures dans la mise en œuvre de leur évaluation, ainsi que les protocoles de tests de terrain.
Évaluer la condition physique
La brochure technique « Tu bouges t’es bien » présente des outils standardisés permettant d’objectiver les capacités physiques, que l’on retrouve également sur le site de l’ONAPS :
Test navette 20 mètres pour l’endurance cardio-respiratoire

Test de force de préhension manuelle

Saut en longueur sans élan

Évaluer les niveaux d’activité physique et de sédentarité
Les niveaux d’activité physique et de sédentarité peuvent être évalués à l’aide de mesures objectives telles que les accéléromètres, ou plus souvent au moyen de mesures subjectives tels que les questionnaires auto-administrés. Le questionnaire de l’ONAPS présente l’avantage d’intégrer ces deux dimensions en un seul outil.
Autres dimensions
L’évaluation peut intégrer d’autres dimensions subjectives telles que la qualité du sommeil, la qualité de vie, la perception de l’état de santé ou encore la santé mentale. Des questionnaires spécifiques existent, mais ils peuvent rendre la stratégie d’évaluation plus difficile à mettre en œuvre, à cause notamment d’un manque d’adhésion des adolescents et adolescentes.
